Hockey

Jets 5-4 Canadien : la remontée de quatre buts la plus tardive de l'histoire de la LNH

Mardi soir, au Centre Bell, le Canadien menait 4-0 à 2 minutes 39 de la fin du temps réglementaire. Deux minutes et six secondes plus tard, le pointage était de 4-4. À 3:30 de la prolongation, Dylan Samberg battait Jacob Fowler pour offrir aux Jets de Winnipeg une victoire de 5-4 — la remontée de quatre buts la plus tardive jamais enregistrée dans l'histoire de la LNH.

Quatre buts en 2:06 : la séquence

À 17:21 du troisième tiers, Tyrel Bauer a inscrit son premier but en carrière dans la LNH pour réduire l'écart à 4-1. Quarante-deux secondes plus tard, Morgan Barron convertissait une échappée à deux contre un. Puis Kyle Connor a frappé deux fois en rafale, dont le but égalisateur à 19:27 — à 32 secondes de la sirène — pour compléter le plus improbable des retours. La prolongation n'aura duré que 3:30 : servi par Adam Lowry et Gabriel Vilardi, Samberg a fait exploser le banc des Jets et figé les 21 000 spectateurs du Centre Bell.

Ces soirs-là tiennent à peu de choses : un premier but qui sème le doute, une équipe qui recule d'un pas, et l'élan change de camp comme une voile qui claque. Winnipeg, qui n'avait pas marqué un seul but depuis le 13 octobre et venait d'être blanchi 7-0 par la Caroline la veille, a soudainement trouvé des mains de magicien. Stuart Skinner, peu sollicité, n'a eu qu'à bloquer 18 tirs ; Fowler, lui, a repoussé 42 des 47 tirs dirigés vers lui — et encaissé les cinq.

Un record vieux de près de 20 ans

La LNH l'a confirmé dans la nuit : aucune équipe n'avait jamais effacé un déficit de quatre buts aussi tard dans un match pour finalement l'emporter. L'ancienne marque appartenait aux Kings de Los Angeles, le 10 novembre 2007. Pour Winnipeg, cette victoire met fin à une séquence cauchemardesque de neuf matchs sans victoire (0-7-2) et vaut son pesant d'or au classement — mais surtout, elle offre à cette formation un match-référence, celui qu'on ressort dans les vestiaires les soirs où plus rien ne va.

Le point amer du Canadien

Montréal avait pourtant livré 57 minutes solides. Owen Beck avait ouvert le pointage à 3:05 du premier tiers — son premier but de la saison, du haut du cercle gauche. Josh Anderson puis Cole Caufield, deux fois en supériorité numérique, avaient porté la marque à 4-0, avec deux passes de Juraj Slafkovsky. Mais Nick Suzuki manquait toujours à l'appel, absent pour un sixième match de suite (blessure à la main), et la fin de match a ressemblé à une équipe qui avait déjà rangé ses patins.

La série de cinq victoires consécutives s'arrête, mais le point récolté n'est pas rien : il porte à huit la série de matchs avec au moins un point (6-0-2) et la fiche à 9-3-3. Reste cette image, difficile à effacer : un avantage de quatre buts, à domicile, qui s'évapore en 126 secondes.

Jeudi, on tourne la page

Pas le temps de ruminer : les Mammoth de l'Utah débarquent au Centre Bell jeudi à 19 h, et le Canadien devra prouver que cette troisième période n'était qu'un accident. Les Jets, eux, recevront les Canucks de Vancouver le même soir, avec un élan tout neuf. Une chose est sûre : dans la LNH de 2026, un match n'est jamais terminé — et mardi soir, tout le hockey l'a redécouvert.

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